| | 
CONDITION D'EMBAUCHE D'UN TRAVAILLEUR ETRANGER
CONDITION D'EMBAUCHE D'UN TRAVAILLEUR ETRANGEROutre les formalités liées à l’embauche de tout salarié, certaines démarches doivent être effectuées pour les salariés de nationalité étrangère. La situation est différente selon que le salarié est un ressortissant communautaire ou non.
I. LE SALARIÉ EST UN RESSORTISSANT COMMUNAUTAIRE
Les ressortissants communautaires bénéficient à la fois de la liberté de circulation et de celle d'établissement prévues par le Traité de Rome. Néanmoins, certaines formalités doivent être respectées. Les ressortissants communautaires sont les personnes ayant la nationalité d’un pays membre de l’Espace Economique Européen : - Les 15 Etats membres de l’Union Européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède. - L’Islande, le Liechtenstein, la Norvège. Attention : Un régime particulier s’applique aux ressortissants de chacun des dix nouveaux Etats - membres de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004 : ces ressortissants continuent de se voir appliquer la procédure propre aux étrangers extra – communautaires en matière d’admission, de séjour et d’accès à l’emploi, pendant une période de cinq ans. Cependant, une fois son autorisation de travail obtenue, le ressortissant bénéficiera, en vertu de l’acquis communautaire, des mêmes droits qu’un salarié français occupant un emploi identique.
A titre de rappel, les dix nouveaux Etats - membres sont les suivants : Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, République slovaque et Slovénie.
A. La durée de l’emploi n’excède pas trois mois Aucun titre n’est nécessaire. L’intéressé doit simplement être en mesure de présenter, à l’occasion d’un contrôle, une déclaration d’engagement établie par son employeur.
B. La durée de l’emploi excède trois mois L’intéressé doit demander une carte de séjour dans les trois mois suivant son entrée en France, auprès de la préfecture de son domicile (à Paris, Préfecture de Police 1, rue de Lutèce 75001 PARIS – Tél. 01 53 71 30 53). L’emploi peut être occupé avant la délivrance du titre. Dans l’attente de celui-ci, un récépissé, valable trois mois, est remis à l’intéressé. La carte de séjour de ressortissant communautaire est valable dix ans, sur l’ensemble du territoire français.
II. LE SALARIÉ EST UN ÉTRANGER NON COMMUNAUTAIRE
A. L’intéressé se trouve encore dans son pays d'origine Il faut mettre en oeuvre la procédure d'introduction. Il est interdit de procéder directement au recrutement d'un étranger ne résidant pas en France. L'entreprise doit tout d'abord communiquer à l'ANPE locale (à Paris, dans chaque arrondissement) ses offres d'emploi. Celle-ci vérifie, dans les cinq semaines, que ces offres ne peuvent être pourvues par des salariés disponibles sur le territoire national. L'entreprise se procure et renvoie le dossier suivant à la direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (à Paris, DDTEFP 109, rue Montmartre 75002 PARIS – Tél. 01 44 76 69 30) : - une attestation de dépôt d’offres d’emploi, visée par l’ANPE ; - un contrat de travail à durée indéterminée - anonyme ou nominatif - en plusieurs exemplaires signés par l’employeur, ou une promesse d’embauche ; - le questionnaire pour l'introduction d'un travailleur nominativement désigné, ainsi que son curriculum-vitae en français, le cas échéant copie de ses diplômes avec traduction officielle en français et des photos d’identité ; - la motivation écrite du choix d'un étranger non établi en France ; - un engagement de versement de la redevance à l'Office des migrations internationales (OMI) ; - un questionnaire logement ; - un extrait K bis récent de la société qui embauche ; - une enveloppe timbrée à l'adresse de la même société. Le recrutement ainsi que l'arrivée en France de l'étranger se réalisent par la suite sous l'égide de l'OMI après une visite médicale de l'intéressé dans son pays d'origine. Dans le mois suivant l'entrée de l'étranger, l'employeur doit acquitter auprès de l'OMI la redevance sus-mentionnée ainsi qu'une contribution financière.
Remarque : OMI : 44 rue Bargue, 75732 Paris. Tél : 01 53 69 53 70 B. L’intéressé se trouve en France 1. sans autorisation de travail Lorsque l'étranger se trouve déjà en France et qu'il est titulaire d'un titre ne l'autorisant qu'au séjour, la procédure de régularisation s'applique. Celle-ci tend à autoriser le travail en France de l'intéressé et se matérialise par l'apposition de la mention "salarié" sur son titre de séjour. La procédure se déroule à l'initiative de l'étranger. Néanmoins, l'employeur doit remplir et signer : - une promesse d'embauche ou un contrat de travail par le biais du formulaire CERFA "contrat de travail pour un étranger" ; - un questionnaire logement ; - un engagement de versement de la redevance due à l'Office des migrations internationales. Ces documents sont disponibles auprès de la DDTEFP. L'occupation d'un étranger non muni d'une autorisation de travail constitue une forme de travail illégal, délit pénalement sanctionné.
2. avec une autorisation de travail Lors de l'embauche, il faut impérativement vérifier que l'étranger est muni d'un titre de séjour en cours de validité, l'autorisant à exercer une activité professionnelle en France. Il convient de demander à l'intéressé de produire son titre de séjour et de travail qui peut revêtir trois formes : - la carte de séjour "mention salarié" (valable un an, renouvelable) ; - la carte de résident (valable dix ans, renouvelable) ; - l'autorisation provisoire de travail (APT) (valable neuf mois, renouvelable). Il convient également de vérifier la réalité de l'examen médical : l'employeur doit s'assurer que l'intéressé a satisfait à la visite médicale exigée dans le cadre de la procédure d'introduction ou de régularisation. Il peut, pour cela, demander au salarié l'attestation qui lui aura été remise à cette occasion.
|