
EXONÉRATION TEMPORAIRE DE CERTAINS IMPOTS LOCAUX
EXONÉRATION TEMPORAIRE DE CERTAINS IMPOTS LOCAUX
Que vous soyez détaillants, grossistes, centrales d'achats, que vous vendiez de la lingerie, des chaussure ou de l'habillement, vous trouverez ici un ensemble d'indications importantes pour vos démarches.
Afin d’encourager la création d’entreprises dans certaines zones sensibles du territoire français, le Code général des impôts (CGI) prévoit divers allègements fiscaux pour les entreprises qui s’y installent. Outre l’impôt sur les bénéfices (voir la fiche Exonération d’impôt sur les bénéfices de certaines entreprises nouvelles), sont concernées au niveau local : la taxe professionnelle, la taxe foncière et la taxe pour frais de chambres de commerce et d’industrie. Pour une liste des communes visées, vous pouvez : - consulter le site Internet de la Délégation Interministérielle à la ville (DIV) : http://i.ville.gouv.fr/ (cliquer sur l’onglet « thèmes » puis « développement économique ») ; - envoyer une demande écrite à la DIV (fax : 01 49 17 46 37) au 194, avenue du Président Wilson 93 217 Saint-Denis La Plaine cedex ( tél. : 01 49 17 46 74) ; - contacter les préfectures ou services fiscaux des départements ou communes concernés. La durée de l’exonération varie en fonction de plusieurs critères décrits ci-dessous. Elle s’entend compte non tenu de l’année de création de l’entreprise.
I. EXONÉRATION DE DEUX ANS
Cette exonération de taxe professionnelle, de taxe pour frais de CCI et/ou de taxe foncière, prévue aux articles 1464 B et 1464 C du Code général des impôts porte sur les deux années suivant celle de la création d’entreprise.
A. Bénéficiaires de la mesure Il s’agit des entreprises nouvelles implantées dans : - les zones éligibles à la prime d’aménagement du territoire (ZAT); - les territoires ruraux de développement prioritaire (TRDP); - les zones de redynamisation urbaine (ZRU). Ces entreprises doivent exercer une activité industrielle, commerciale ou artisanale. Néanmoins, les sociétés soumises à l’IS qui ont une activité professionnelle non commerciale peuvent bénéficier de la mesure lorsqu’elles emploient au moins trois salariés pendant toute la période d’application du dispositif. En revanche, sont hors champ d’application, les entreprises exerçant une activité bancaire, financière, d’assurance, de gestion.
B. Conditions 1. Tenant à l’entreprise L’entreprise doit être : - créée avant le 31 décembre 2009 ; - réellement nouvelle. L’exonération n’est donc pas applicable en cas de restructuration, de concentration ou d’extension d’activités préexistantes ; - implantée exclusivement en zone éligible à la mesure. Elle doit y avoir sa direction effective et l’ensemble de ses moyens humains et matériels ; - soumise à un régime réel d’imposition ce qui exclut le régime de la microentreprise - indépendante, s’il s’agit d’une société. Son capital ne doit pas être détenu pour plus de la moitié par d’autres sociétés. Hormis les entreprises exerçant une activité non commerciale et nécessairement constituées sous forme de société soumise à l’IS, la mesure bénéficie à toutes structures, qu’elles relèvent de l’impôt sur le revenu (BIC, BNC) ou de l’impôt sur les sociétés. Attention : ces conditions doivent être respectées tout au long de la période pendant laquelle l’entreprise bénéficie de l’exonération ou de l’allégement d’impôt. Si une ou plusieurs de ces conditions n’étaient plus remplies, l’entreprise perdrait le bénéfice du dispositif.
2. Tenant aux collectivités locales L'exonération est subordonnée à une décision des collectivités locales et des organismes consulaires concernés, pour la part qui leur revient. Ceux-ci se prononcent sur l’étendue de l’exonération (une ou plusieurs taxes). inforeg, la réponse à vos questions juridiques.
II. EXONÉRATION DE CINQ ANS
L’exonération de la taxe professionnelle (à l’exclusion de toute autre taxe locale), dont les modalités sont détaillées ci-après, est régie par les articles 1466 A I, I ter et I quater du Code général des impôts.
A. Bénéficiaires de la mesure Sont concernées les entreprises employant moins de 150 salariés et qui ont fait l’objet d’une création, d’une extension ou d’un changement d’exploitant dans une zone urbaine sensible (ZUS) ou une zone de redynamisation urbaine (ZRU) avant le 31 décembre 2008. Dans les zones franches urbaines (ZFU) existant au 1er janvier 2004, l’exonération bénéficie aux entreprises employant au maximum 50 salariés, en plus du respect des autres conditions (soit un chiffre d’affaires annuel inférieur à 7 M d’euros soit un total de bilan inférieur à 5 M d’euros, capital ou droits de vote de l’entreprise non détenu, directement ou indirectement à hauteur de 25 % ou plus par une ou plusieurs entreprises ne répondant pas aux conditions décrites ci-dessus).
B. Conditions 1. Délibération des collectivités locales Dans les ZRU et les ZFU, l’exonération de taxe professionnelle s’applique à toute entreprise qui s’y installe sauf délibération contraire des collectivités. Dans les ZUS, l’exonération est subordonnée à la décision des collectivités.
2. Option de l’entreprise Pour bénéficier de cette mesure d’exonération, les entreprises doivent en formuler l’option sur leur déclaration provisoire de taxe professionnelle n° 1003 P. Cette option est irrévocable. Remarque : lorsque l’entreprise est éligible tant à l’exonération de deux ans qu’à celle de cinq ans, elle doit opter pour l’un ou l’autre de ces régimes.
C. Nature de la mesure L’exonération pendant cinq ans de taxe professionnelle est plafonnée . Pour 2004, le plafond des bases nettes imposables pris en compte est de 326 197 euros pour les entreprises installées en ZFU, et de 120 928 euros pour celles installées en ZUS et les ZRU.
2. Abattement dégressif supplémentaire Les entreprises créées en ZRU et en ZFU entre 2002 et 2007 bénéficient d’un abattement dégressif plafonné sur la base d’imposition des trois années suivant les cinq premières années d’exonération. L’abattement est égal, la première année suivant la période d’exonération de cinq ans, à 60 % de la base exonérée de la dernière année du dispositif initial d’exonération ; il est égal à 40 % de cette base la deuxième année et à 20 % la troisième. Remarque : pour les entreprises de moins de cinq salariés et installées en ZFU, l’abattement dégressif s’étale sur neuf ans au lieu de trois.
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